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À ARGENTAN, CLAIRE GUIGNEUX FAIT TREMBLER LE BAHREIN

CEI **, à Argentan. Comme souvent en endurance, les cavaliers du Moyen-Orient se sont taillé la part du lion. La prouesse de Claire Guigneux, deuxième, n'en a que plus d'éclat.

 

Cinq secondes. Une goutte d'eau dans l'océan. Ou l'écart ridicule qui séparait le vainqueur bahreïni, Yusuf Al Janahi, de la Ligérienne Claire Guigneux après 130 bornes à cheval. Autant dire que l'arrivée, au sprint, a été du genre dantesque entre ces deux-là.

« Les derniers mètres ? Je n'ai pas réfléchi. Mon cheval se sentait bien, j'avais l'impression de voler vers la ligne droite », lâchait, dans un sourire, Al Janahi. À peine majeur, le timide cavalier bahreïni s'est éclaté. « C'était une course extrêmement dure. On m'avait prévenu, pourtant. Franchement, je pense que je reviendrais ici. »

Guigneux : « On a essayé de courir un peu en équipe »

Pour Claire Guigneux, l'essentiel était ailleurs. Déçue après deux concours en demi-teinte, la Ligérienne voulait se rassurer, « prendre du plaisir ». « Pendant toute la course, j'ai essayé de garder les cavaliers du Bahreïn en ligne de mire. J'étais avec Christophe Beaugrand, on essayait de courir de manière stratégique, un peu en équipe. »

Beaugrand déclassé, la Ligérienne, deuxième avant la dernière boucle, ne pouvait plus compter que sur elle. « En fin de course, je crois que j'ai surpris, confie-t-elle. J'étais revenue à une minute du premier, alors que j'en comptais quatre de retard. J'ai ensuite eu un temps d'hésitation. Je pense que sans ça, comme ma jument est très puissante, j'aurais pu le dépasser. »

La deuxième Française, Pauline Durand, a échoué au pied du podium. Une belle performance, tant la course a été rude. Et la vitesse élevée, avec une dernière boucle effectuée à 23 km/h de moyenne.

Dans l'épreuve CEI * et amateurs 1 GP, on assistait à un duel insolite entre Stéphane Ruel... Et son fils, Mickaël. À l'issue d'un mano a mano, le père s'imposait... Avant de se voir déclassé quelques minutes après la course. La faute à un contrôle vétérinaire qui constatait un boîtement du cheval.

Seul bémol (et pas des moindres) de cette journée d'endurance, l'annulation du CEI ***, faute de participants. Il faut dire que le hasard du calendrier envoyait les meilleurs cavaliers chercher le gros lot en Italie, pour un concours ô combien rémunérateur ce week-end. Argentan aura quand même fait plus que limiter la casse, en attirant des écuries du Moyen-Orient. Pour le succès qu'on connaît.

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CEI 3* MADINE (55) - UN TRIPLÉ POUR LES TRICOLORES

07/10/2018

Samedi s'est déroulé le CEI 3* 160 km de Madine dans la Meuse. La France réalise un beau triplé avec la victoire de Claire Guigneux devant Gaëlle Ollivier Jacob et Paul Bard.

Paul Bard et Taj Mahal, propriété de son cavalier, effectuent le meilleur départ et pointent en tête après les trois premières boucles. Claire Guigneux et Thalia de Sommant, propriété de Claire et Philippe Guigneux, ne sont pas loin derrière tout comme Gaëlle Ollivier Jacob avec Pot Made, propriété d'Arnaud Jacob et Daniel Ollivier. 

Claire Guigneux prend à son tour les commandes de la course après la quatrième boucle pour ne plus les lâcher. C'est elle qui franchit la ligne d'arrivée en premier pour un temps total de course de 8 heures 50 minutes et 30 secondes et une vitesse moyenne de 18,096 km/h.

La victoire s'est jouée au finish puisque Gaëlle Ollivier Jacob franchit la ligne 1 seconde après la cavalière de Loire-Atlantique. Quant à Paul Bard il réalise une course en 8 heures 54 minutes et 22 secondes. 

On retrouve dans la suite du classement Virginie Caillaud, Allan Leon, May Manifacier, Allison Duclay et Noémie Gautier. 

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DES FRANCAIS A LA RENCONTRE DE L'ENDURANCE EN INDE

vendredi 12 février 2010

Cet hiver deux courses d’endurance soutenues par la FEI étaient organisées en Inde et accueillaient des Français. La première, les 50 miles de Dundlod (un peu plus de 80 km) était organisée dans le cadre d’un concours national du cheval Marwari dans le Rajasthan le 12 décembre.

Là, une équipe de quatre Français composée de Céline Just, Simon Bellot, Claire Guigneux et Antoine Le Toux ont participé à cette épreuve dans le désert sur des chevaux Marwari d’un éleveur local qui a l’habitude de les utiliser pour des safaris à cheval. La participation de ces Français à cette course d’endurance est le fruit d’une rencontre entre la présidente de l’association française qui fait la promotion du cheval Marwari et Sabine et Antoine Le Toux, deux passionnés d’endurance qui avaient organisé en 2007 et 2008 les championnats de France d’endurance juniors et jeunes cavaliers à Mézangers en Mayenne. 

« En 2008, j’étais allé au Rajasthan voir et monter des Marwari sur l’invitation de l’association CNFPCIM, explique Sabine Le Toux. En voyant, les aptitudes de ces chevaux, l’idée à germer d’y revenir pour participer à une course d’endurance. » C’est son mari, Antoine qui s’est chargé de rassembler ce petit groupe de cavaliers d’endurance dont Simon Bellot et Céline Just qui avaient déjà courus sur des championnats du monde pour les couleurs de la France. Il souhaitait y aller avec des cavaliers d’expérience curieux de découvrir ces chevaux et ce pays. Le dépaysement a été total y compris dans la manière d’aborder la discipline. Départ au grand galop, séance de massage pour les chevaux à chaque vet gate, pistes de sable fouillant. Rien à voir avec les pistes damées des Emirats. Cette participation française à une course en Inde a été le fruit d’échanges fructueux entre un pays très avancé et un autre qui balbutie encore en endurance. 

Du côté des résultats, l’équipe française ne parvint pas au bout. Céline Just abandonnera (cardiaque trop juste), Simon Bellot sera éliminé pour boiterie. Antoine Le Toux termine dans les 10 et Claire Guigneux a priori 6e. « Nous sommes arrivés une semaine avant la course et nous avons fait l’entraînement que nous avons pu. Mais, avec Aliza, la jument qui m’avait été attribuée j’ai eu quelques soucis, explique Claire Guigneux, il a fallu attendre la fin de la troisième boucle (de 20 km) pour qu’elle soit enfin calme. Je pense que j’ai tourné à environ 17 km/h. » Plutôt pas mal pour des chevaux qui n’étaient pas vraiment préparés. « La sensation est très agréable, ce sont des chevaux qui ont une belle classe de galop, avoue Claire Guigneux en parlant des Marwari. Ma jument était très généreuse. Elle était à 39 au repos et revenait sous les 64 après deux à trois minutes de repos. » Une quarantaine de participants étaient au départ de cette course où une équipe anglaise était présente, des Indiens militaires et civils et une équipe européenne où participait un autre Français, Julien Goatchet. 

Près d’un mois plus tard, le 22 janvier, c’était une juge française, Alice Proust qui participait dans l’état d’Assam à une 60 km, une épreuve de développement FEI organisée à Dibrugarth. « J’ai eu l’impression de sérieux dans l’organisation, en tout cas d’écoute, explique Alice Proust. Mais, le système de chronométrage était à la main. Une trentaine de cavaliers ont participé, quatre étrangers mais aucun Français. » On le voit ainsi, l’Inde commence à s’intéresser de plus en plus sérieusement à l’endurance. Même s’il s’agit de balbutiements pour l’instant. Mais, un Indien qui réside aux Etats-Unis, Mustafa Tehrani pourrait participer aux Jeux équestres mondiaux à Lexington en 2010. En France, les Indiens viennent aussi voir ce qu’il se passe comme à Compiègne, l’année dernière. Nicolas Walhen qui projette de mettre en place un circuit international de courses jumelées cette année en Afrique du Sud, au Brésil, à Compiègne, en Argentine, en Hongrie, aux Emirats pourrait envisager aussi une cours en Inde en 2011.

Claude Bigeon

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